Josiane Balasko

"Je ne choque que les imbéciles !"

Démarrage :
20 janvier 2019
Durée :
1h
TARIFS :
Participation libre

“Je ne choque que les imbéciles !”

Est-ce parce qu’elle s’est faite toute seule que cette fille de prolétaires est devenue l’une des comédiennes les plus populaires de sa génération ? C’est peut-être simplement grâce à son humour vachard, sa présence physique et son sens de l’autodérision qui l’ont imposée comme une évidence, une grande sœur. Auteure complète, elle écrit son premier scénario dès ses débuts au théâtre à 21 ans : Quand je serai grande, je serai paranoïaque ! Sacré programme…

Il est vrai que les sex symbols n’avaient qu’à bien se tenir ! Les ventres plats des années 80 ne faisaient pas le poids devant l’ironie mordante et l’humour ravageur de Josiane Balasko. D’abord au Splendid dont elle co-signe les textes, sur scène puis avec les Bronzés où elle épingle déjà les lâchetés masculines. Puis chez Poiré, avant de connaître le succès avec le romantique Signes extérieurs de richesse. Elle traversera un grand nombre de comédies françaises cultes des années 80 pour s’imposer face à un Depardieu transi dans le sublime Trop belle pour toi de Blier, aujourd’hui encore son film de chevet.

Mais c’est comme personnage, comédienne, scénariste ET cinéaste cette fois, qu’elle s’imposera internationalement avec la thématique LGBT de Gazon maudit. Après cinquante ans de carrière, elle reste cette « actrice qui fait des films de temps en temps » mais aussi femme de lettres. Engagée politiquement (SDF, sans-papiers, parti communiste…), elle porte avec son franc-parler habituel les déboires de la vie de couple à l’écran pour des duos à succès avec son beau-frère Richard Berry. Elle y fera aussi débuter sa fille Marilou à l’âge de huit ans dans Ma vie est un enfer, avant que d’incarner sa génitrice lorsque celle-ci passera à son tour derrière la caméra.

De temps à autre, un césar ou un rôle plus dramatique chez d’autres auteurs témoignent de l’admiration de la famille du cinéma français à son égard. Il en faut plus pour la faire taire, que ce soit dans les médias pour y balancer l’égalité hommes-femmes ou sur scène, par exemple en femme rompue pour jouer Beauvoir et les « emmerdeuses de première ». « Elle ne rate jamais une occasion de râler, même le jour de ses dix-huit ans. Elle pourrait faire un effort, mais non. Elle doit aimer ça. » écrivait-elle dans Cliente qu’elle portera plus tard à l’écran. Si elle ne s’est jamais épargnée et n’a pas non plus cessé de mettre en avant des femmes fortes et indépendantes, elle est toute aussi capable de créer un « escort boy ». Aujourd’ui, Balasko aimerait bien jouer autre chose que les mères, surtout que paradoxalement, plus elle vieillit, plus elle tourne. Et plus que jamais, elle se refuse à choisir entre le théâtre et le cinéma, d’autant que l’argent se fait rare dans les films. Insatiable. C’est bien cet appétit et cette générosité que transmet encore Josiane à un public qui le lui rend bien.

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