Nouvelle-Zélande : Vert paradis des antipodes

19h30

DATE :
21 mars 2019
HORAIRES :
1h-1h30
ID:
MON07
TARIFS :
Gratuit pour les adhérents / 3 € sinon

INTERVENANT :

Lieu

La Nouvelle Dimension   Voir sur la carte

Vert paradis des antipodes

Souvent confondu avec le cinéma australien, le cinéma néo-zélandais a pourtant connu une évolution très différente.

À part quelques documentaires d’actualité au ton très « commonwealth » du “Père du cinéma néo-zélandais” Rudall Hayward où déjà la dichotomie entre les natifs Maoris et les Pakeas d’origine anglo-saxonne est nettement perceptible -, il faudra attendre 1977 et le succès international de Savage dogs du débutant Roger Donaldson pour que l’année suivante la commission nationale du film soit créée afin de développer l’industrie cinématographique locale.

Dès le début, un ton décalé caractérise une production des antipodes fauchée mais inventive. Dans les années 80, deux petits films gore et survoltés à très petits budgets, Death warmed up (David Blythe ) et Bad Taste de Peter Jackson font sensation dans les festivals avant que Braindead n’ouvre au second les portes d’Hollywood.

 

Bad taste de Peter Jackson (1987)

L’autre figure qui va consacrer l’île au plan international, c’est Jane Campion qui met en valeur les superbes paysages locaux (Un ange à ma table, La leçon de piano). Elle ouvre surtout la voie à de nombreuses cinéastes et à autant de personnages féminins (Niki Caro et Paï, Allison Mc Lean et Crush ).

La fin rapide des aides publiques ne parviendra pas à endiguer l’éclosion du cinéma maori (Ngati, 1987). Les relations entre communautés sont l’occasion de fresques tournées des deux côtés (Utu de Geoff Murphy ou River queen ). Quelques films contemporains mettant en scène les difficiles idylles interraciales (L’amour plus fort de John Laing) ou homosexuelles (Twilight of the gods, un Duel dans le pacifique gay dans les forêts tropicales et 50 façons de dire fabuleux du même Stewart Main. Mais c’est le cinéaste Lee Tamahori qui popularise des thèmes mahoris contemporains avec le cultissimme L’âme des guerriers avant de s’exiler lui aussi. Si le cinéma comique se développe dans les Samoas, les films de gangs ou d’action maoris (the dead lands l’apocalypto de Toa Fraser, 2014,) ou les documentaires sociétaux voisinent avec des comédies horrifiques (Taika Waititi, Vampires en toute intimité). Quel que soit le genre ou l’appartenance ethnique, ici la notion de communauté revêt toujours une importance. La modeste production nationale perdure jusqu’à ce jour, trouvant toujours ses débouchés à l’étranger.

The dead lands de Toa Fraser (2014)

Enfin, n’oublions pas qu’une des plus importantes figures du cinéma d’animation expérimental, Len Lye naquit dans l’archipel (Trade tattoo, 1932), de même que les comédiens Russel Crowe ou Kerry Fox, quand Sam Neill ou Ana Paquin s’y sont eux installés.

Le pays du long nuage blanc (Aoteraoa) n’as sans doute pas fini de nous surprendre ni de fasciner ses visiteurs…

Boy de Taika Waititi (2010)

Infos & réservation

Début de l’atelier : 19h30

Durée : 1h environ

Limité à 10 places

Réservation conseillée

CONTACT

La Nouvelle Dimension
12 rue Armand Jullié, 48400 Florac
04 66 31 42 61
lanouvelledimension@gmail.com

Association agréée Jeunesse et Education Populaire (n° 48.16.053)

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